d'autre part, que n'est recevable à agir que la personne directement visée par le propos incriminé, fut-ce de manière
déguisée ou dubitative ou par voie d'insinuation, le tribunal a justement décidé qu'en l'espèce ne peuvent être tenus
pour diffamatoires ni les passages évoquant le rôle joué par le conseil de l'ordre des avocats du barreau de Paris dans
l'application des lois raciales du gouvernement de Vichy, ou encore la place occupée par M. Y... en tant que membre
du conseil de l'ordre, et ce malgré le rappel de sa qualité de fondateur de l'UJA de Paris (1er, 2ème, 3ème, 4ème,
5ème et 9ème), ni ceux qui qualifient cette association, par antiphrase, de " notoirement courageuse " sans plus de
précision (3ème et 4ème passages) ; que ces propos, s'ils sont évidemment polémiques, ne permettent, en effet, pas
d'étendre à l'UJA de Paris le seul fait précis, mis à la charge de son fondateur, d'avoir participé à l'une au moins des
séances du conseil de l'ordre, le rapprochement ne pouvant se faire dans l'esprit du lecteur qu'entre la décision de
radiation d'un avocat juif d'origine étrangère et les membres de l'organe appelé à délibérer sur cette radiation, l'ordre
et l'UJA étant deux personnes distinctes ;
#4 conseil de l ordre
" 1) alors que la diffamation visant une personne peut rejaillir sur une autre dans la mesure où les imputations
diffamatoires lui sont étendues, fût-ce de manière déguisée, dubitative ou par voie d'insinuation ; qu'en affirmant que
les allégations relatives à la place occupé par M. Y... en tant que membre du conseil de l'ordre des avocats du barreau
de Paris dans l'application des lois raciales du gouvernement de Vichy ne pouvait être étendue à l'UJA tout en
relevant que les passages incriminés ne manquaient pas de rappeler la qualité de fondateur de l'UJA de Paris de M.
Y... en sorte que bien que dirigés en apparence contre le conseil de l'ordre, les propos incriminés rejaillissaient sur
l'UJA et que telle était en réalité l'intention de son auteur puisque comme l'a relevé l'arrêt ce débat s'inscrivait dans «
un climat de concurrence syndicale » entre l'UJA et l'association Cosal, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences
légales de ses propres constatations en violation des textes susvisés ;
#5 ordre des avocats
" 2) alors que la diffamation visant une personne peut rejaillir sur une autre dans la mesure où les imputations
diffamatoires lui sont étendues, fût-ce de manière déguisée ou dubitative, ou par voie d'insinuation ; qu'en affirmant
que ne peuvent être tenus pour diffamatoires les passages évoquant la place occupée par M. Y... en tant que membre
du conseil de l'ordre des avocats du barreau de Paris lui-même impliqué dans l'application des lois raciales du
gouvernement de Vichy, et ce malgré le rappel de sa qualité de fondateur de l'UJA, l'ordre et l'UJA étant deux
personnes distinctes alors qu'il est clairement affirmé au lecteur, aux termes du huitième passage incriminé, jugé
diffamatoire, que l'UJA et l'ordre c'est à peu près la même chose tant les liens sont étroits, la cour d'appel n'a pas
justifié sa décision en violation des textes susvisés ;
#6 fondateur
" 3) alors que l'UJA faisait valoir, dans ses conclusions d'appel, que l'objectif de M. X..., qui avait entendu susciter
l'opprobre contre l'UJA qui se parerait de l'héroïsme en réalité inexistant et même fabriqué de son fondateur, M. Y...,
qui serait en fait un faux résistant et aurait même collaboré avec les nazis au point de participer, au moins
indirectement, à « la solution finale », était atteint à en croire la réaction d'un internaute qui s'exprime avec dégoût en
affirmant que s'il était aujourd'hui à l'UJA il déchirerait sa carte et démissionnerait en reprochant à l'UJA de le
prendre pour un imbécile ;
#7 décision de radiation
qu'en affirmant qu'en dépit du rappel de la qualité de fondateur de l'UJA de M. Y..., le rapprochement ne pouvant se
faire dans l'esprit du lecteur qu'entre la décision de radiation d'un avocat juif d'origine étrangère et les membres de
l'organe appelé à délibérer sur cette radiation, l'ordre et l'U. J. A étant deux personnes distinctes sans rechercher,
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