"en ce que l'arrêt attaqué a relaxé du chef de la diffamation publique raciale envers une personne, Zita de Z...,
directeur de publication du journal B... et Jean X... dit Y..., journaliste ;
"aux motifs que "s'il est incontestablement imputé au substitut d'avoir, par sa déclaration, privilégié insidieusement
une orientation de recherches et d'avoir ainsi déclenché les déchaînements de journalistes hostiles au Front national,
parti dont la victime était un militant, il n'en demeure pas moins que Jean X... dit Y..., ne se prononce pas sur le
mobile du substitut;
qu'après avoir à cet égard formulé plusieurs hypothèses, à savoir l'antipathie personnelle, des motifs locaux, la
demande de la Chancellerie, il conclut : je n'en sais rien" ;
#11 presse
"considérant que même si le substitut est présenté comme étant directement responsable de la campagne de presse
dénoncée par Jean X... dit Y..., l'imputation diffamatoire qui lui est faite doit être distinguée des griefs formulés à
l'encontre des journalistes ;
#12 presse
"considérant qu'il est indiqué que ces journalistes, qualifiés de haineux, assimilés à des chacals, ont compris "qu'en
allant dans le sens indiqué par Albert L... il ne fallait pas mentionner L..." ;
que cette interprétation est présentée comme étant celle des "journaux de la presse serve";
qu'il s'en déduit que c'est en raison de leur asservissement à une idéologie ou à des intérêts contraires à ceux dont se
réclame le Front national (et non de directives ou d'un message du substitut, auquel la presse ne saurait être asservie),
que les journalistes ont estimé qu'il ne fallait pas mentionner le patronyme du substitut ;
#13 presse
"considérant qu'en appelant l'attention sur le souci des journalistes de ne pas faire état du nom du substitut Albert L...,
Jean X... dit Y... entend signifier d'évidence qu'ils ont voulu éviter l'assimilation de ce nom patronymique à la
communauté juive, ce qui aurait pu atténuer la portée des articles de presse consécutifs aux déclarations du substitut
Albert L... dans l'esprit des lecteurs pour lesquels les juifs sont hostiles au Front national;
qu'il convient cependant de souligner à nouveau que cette abstention intentionnelle est imputée aux journalistes euxmêmes et que la formule "ils ont compris" s'applique à une "presse serve";
que le fait d'avoir souligné cette abstention, selon lui calculée, des journalistes, n'implique pas nécessairement que
Jean X... dit Y... est lui-même de ceux pour lesquels les propos du substitut Albert L... seraient tendancieux en raison
de son appartenance supposée à la communauté juive ;
#14 mobiles
"considérant en tout état de cause que l'explication selon laquelle le substitut du procureur de la République près le
tribunal de grande instance de Toulon aurait, dans l'esprit de Jean X... dit Y..., détourné l'attention vers d'autres pistes
que celle du crime politique en raison de sa qualité de membre supposé de la communauté juive ne saurait être
induite de mobiles de la presse, eux-mêmes sujets à interprétation du texte incriminé ;
#15 journalistes
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