qu'elles sont placées sous les bras du marionnettiste et qu'elles ne représentent pas une voûte étoilée.
Il peut s'observer qu'il s'agit en l'espèce de gants à quatre doigts, identiques à ceux portés par la marionnette
Pinocchio. Et que l'explication du prévenu, évoquant une analogie avec le personnage de Mickey, doit également être
prise en considération.
Le personnage du marionnettiste n'est pas tapis dans l'ombre mais bien en évidence en avant-scène.
Quant à la légende : "la bête 2 L'événement", elle est tirée d'un entretien que le président de la République a accordé
au Financial Times, faisant référence aux inquiétants défis à venir et relatifs à la pandémie, au terrorisme, notamment.
Les interprétations livrées par les parties civiles quant à cette expression dévoyée dans certains milieux complotistes
et/ou antisémites ne permettent pas pour autant d'y associer le prévenu.
La fresque permet clairement de voir l'actuel président de la République sous les traits de Pinocchio et monsieur
Jacques détenant les ficelles de la marionnette, représenté sous les traits qui étaient les siens sur un cliché d'un
photographe pour lequel il a posé, sans majoration ni caricature ;
Il peut s'observer aisément et par comparaison avec d'autres dessins amplement produits par les parties, qu'aucun des
signes venant habituellement caricaturer un personnage de confession juive (sacs d'argent, traits du visage grossis,
étoile de David, notamment) ne se retrouve en l'espèce ;
Les parties civiles et le témoin cité Joël 1 font valoir que, Jacques étant ce qu'ils nomment un "juif référentiel", nul
n'est besoin u apporter ces traits dégradants pour qu'il soit compris que, par la représentation de Jacques ce sont les
juifs dans leur ensemble
qui sont visés.
Toutefois, il n'est pas neutre d'observer que, dans les pièces-mêmes communiquées par la partie civile faisant état du
cursus de Jacques il y est question de ses études, des postes occupés, de ses engagements politiques et humanitaires,
de sa biographie très fournie ; En aucun cas, il n'est fait référence à la religion qui serait la sienne et qui ne semble
pas avoir guidé ses choix ou ses options de vie pour lesquels il s'est fait connaître et diversement apprécier du public.
Au-delà de cette analyse de l'image, le contexte général doit être rappelé, celui de l'après-second tout des élections
présidentielles ayant vu la victoire d'Emmanuel MACRO N pour son second mandat et du festival d'Avigon.
Le personnage influent de Jacques qui murmure à l'oreille des présidents" Libération) est objectivement connu depuis
plus dé quarante années :
La journaliste Anne lui fait dire, dans son ouvrage intitulé "Emmanuel MACRON, un jeune homme si parfait (2017)
et sans avoir suscité de critique de la part de l'intéressé : "Emmanuel MACRON ? C'est, moi qui l'ai repéré, C'est
même moi qui l'ai inventé. Totalement A partir du moment où Je l'ai mis rapporteur où il y avait Tout Paris et le
monde entier et où je ne l'ai pas éteint, il s'est fait connaître, Cfest la réalité objective".
Dans ce contexte rappelé, il doit être considéré que te président de la République est représentés sous les traits d'une
marionnette actionnée par monsieur Jacques > représenté sous des traits issus d'une photographie reproduite a
l'dentique sans aucun signe faisant référence à la religion du personnage ainsi dessiné.
Le simple fait de mettre en scène l'Image de la marionnette à fils n'induit pas nécessairement une référence à une
pensée antisémite ; Elle se retrouve, d'ailleurs, dans nombre de caricatures produites au cours des débats.
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