La question juive » : la seule chose qui est bien choisie, c'est finalement le titre de l'ouvrage, dont la plus large promotion est assurée, avec le plein assentiment de l'ordre des avocats de Paris. Car l'admirable bâtonnier B... pensait lui aussi qu'il existait bel et bien une « question juive ». Et une question est faite pour être résolue par une solution. Parfois, malheureusement finale.., par exemple la radiation, suivie de la déportation... » ; que le troisième passage incriminé, qui fait suite à la présentation d'un ouvrage du bâtonnier M. B... intitulé Au service de la liberté, puis à celle des Grandes figures de l'histoire de france, l'un des livres proposés au vestiaire des avocats du barreau de Paris, est le suivant : « Mais pas une ligne sur le bâtonnier B... qui pourtant eut le mérite de purger le barreau des « métèques » (il s'agit bien entendu d'une citation...) Et dont le culte est encore célébré de nos jours... Comme celui de Joseph Y..., le père fondateur de l'UJA, dont nous avons pu apprendre qu'il était membre du conseil de l'ordre en 1941, aux côtés d'un certain Xavier A.... Voilà un oubli qu'il convenait de réparer. Au moins Cosal ne sera pas cette fois critiqué pour « offense à la personne du bâtonnier »..., ni pour avoir manqué de respect à la notoirement très courageuse UJA » ; que M. X... apporte ensuite, illustrée d'un arrêté de radiation comportant le nom de M. Y... surligné en jaune, une précision historique sur le rôle de l'UJA de Paris, qui prend la forme d'un nota bene correspondant au quatrième passage poursuivi : « Nb : Le commentaire d'un lecteur, opposant le comportement de l'UJA sous l'occupation à celui de la furieusement antisémite Association nationale des avocats (devenue aujourd'hui la Confédération nationale des avocats, dite « CNA ») nous conduisent à publier un document surprenant que nous avons pu nous procurer.. la photocopie d'un authentique arrêté de radiation d'un avocat « juif ». Or, siégeait bel et bien ce 28 janvier 1941, un certain Joseph Y.... le fondateur de l'Union des jeunes avocats (dite UJA). Que faisait Monsieur Joseph Y..., âgé à l'époque de 57 ans, alors qu'il siégeait au conseil de l'ordre sous le bâtonnat de Jacques B... avec un aussi bon compagnon que Xavier A..., dans le même temps commissaire aux questions juives de Vichy ? Et voici ce que déclarait un autre membre du conseil de l'ordre, le bâtonnier Fernand D..., à l'époque président de l'ANA, l'ex Confédération nationale des avocats... Parlementarisme, libéralisme économique, droits de l'homme, souveraineté de l'individu... Pour ces principes d'hier on n'a pas assez de dédain et de rancune. Et certes, nous avons pu constater à quel point ils étaient hors d'état de constituer pour un peuple moderne une armature solide. Ils sont à l'origine de notre décadence. On a le droit et le devoir de les répudier ; que l'UJA de Paris poursuit également la phrase ci-dessous en italique, constituant le cinquième passage, en reprochant à M. X... de tenir pour acquises les recherches présentées dans un dossier (Genèses 45, déc. 2001) intitulé La résistance dans les milieux judiciaires par l'historienne Mme Liora E..., selon laquelle « l'UJA avait déjà bel et bien « porté » (...), réclamé et approuvé la loi de 1934 qui réservait l'exercice de la profession d'avocat en fonction de l'origine nationale, en clair aux seuls « bons français »... Et il s'agissait des prémisses de Vichy... » : « L'UJA réclamant la loi de 1934, puis son fondateur siégeant au conseil de l'ordre en 1941, de quoi sérieusement écorner le mythe ? » ; que la partie civile incrimine enfin les propos d'internautes suivants sélectionnés par M. X... et les réponses apportées par ce dernier lui-même ou mis en ligne par Cosal : - sixième passage : « Quand à Joseph Y..., le fondateur de l'UJA, il aura fallu en fait une bonne vingtaine d'années de procès de toutes sortes pour faire reconnaître sa qualité de « résistant », tant ce n'était pas a priori évident », - septième passage : « Bien des personnes se sont révélées résistantes sur le tard... N'oubliez pas que quelques jours avant le défilé triomphal de De Gaulle sur les Champs Elysées en août 1944, c'était Pétain, alors en visite officielle que les parisiens acclamaient. Et ceux qui applaudissaient le général étaient souvent les mêmes ! N'oublions pas non plus que dans les heures sombres de l'épuration qui ont suivi la Libération, les « résistants » les plus intransigeants et les plus acharnés étaient ceux qui avaient à se racheter une conduite ou à prouver leur statut de résistant, bien incertain jusqu'alors. Le fait qu'il ait fallu vingt ans et moult es procès à Joseph Y... pour être reconnu comme résistant, montre que cette reconnaissance n'allait pas de soi. Mais ce monsieur était certainement un grand pudique, et avait dû résister tout seul dans son coin, sans en parler à quiconque » ; #3 incarcération Page 3 sur 16

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