répondre, c’est d’accueillir un homme qui était au départ accroché à la poésie et qui a développé ensuite des thèses qui sont les siennes. Je vous demande d’applaudir M. Robert Faurisson... (applaudissements) mieux qu’ça, mieux qu’ça, plus de cœur, encore, encore, (entrée de M. Faurisson - embrassade avec Dieudonné). Alors-là, sachez en tous cas une chose, vos applaudissements vont retentir vous verrez dans les médias dès demain matin, jusqu’assez loin... Robert je crois que vous méritez bien ce prix... Alors le sketch, le sketch ne serait pas complet, si Jacky, je vais demander à Jacky, mon fidèle technicien, de remettre à Robert le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence, Jacky, dans son habit de lumière. Photographes lâchez-vous ... ! (entrée d’une personne vêtue d’un pyjama à carreaux, avec une étoile juive qui remet à M. Faurisson un objet avec trois pommes). Regardez ce scandale, appréciez, ovation... (cris dans le public : « Faurisson a raison » « il a gagné »). Robert Faurisson : Un mot et peut-être plus qu’un mot, zumbele pour commencer, à toi Jacky, à Pierre Panet, à Sandra je crois. Écoute, tu nous dis « j’ai fait le con ». C’est sûr... mais ce soir, tu es vraiment en train de faire le con. Dieudonné : C’est sûr je n’en doute pas, c’est la plus grosse connerie que j’ai faite je pense. Mais la vie est courte, la vie est très courte, déconnons et désobéissons le plus possible. Robert Faurisson : Je vous remercie parce que je n’ai pas du tout l’habitude de ce genre d’accueil, je suis supposé être un gangster de l’histoire. C’est Le Monde qui l’a dit et Le Monde a toujours raison (cris dans le public : « Jacques Mesrine »). Tu as raison en tout cas, toi, de dire que j’ai été l’objet de traitements spéciaux dix fois. Dont une fois où je suis quand même passé à deux doigts de la mort et je te préviens que celui qui m’a sauvé sans savoir mon nom, lorsqu’il a su mon nom, le lendemain, a dit à la police qu’il regrettait de m’avoir sauvé la vie. Dieudonné : Il a été tabassé par les milices sionistes qui sont très actives. [...] (cris dans le public : « Bâtard »). Robert Faurisson : Je peux ajouter... Dieudonné : Oui oui pas de problème Robert, les musiciens se mettent en place, on va terminer sur un zumbele en forme de liberté d’expression... Robert Faurisson : Je peux te compromettre... Dieudonné : Euh...Oui... tu peux... Liberté d’expression Robert Faurisson : Nous allons... Alors... Vous ne savez pas ce que je dis ni ce que je maintiens. Certains d’entre vous ou la plupart d’entre vous ne savent pas ou savent ce que les médias osent dire à mon propos, toutes les sottises qu’ils peuvent prêter aux révisionnistes. Vous savez qu’il existe en France une loi spéciale qui va permettre à notre ami de se retrouver à la 17ème chambre d’ici peu de temps, comme moi j’y ai été un nombre de fois que je ne peux pas dire. Je peux simplement vous dire ceci, c’est que je n’ai pas le droit... C’est la loi, comme tu disais si bien. Je n’ai pas le droit de vous dire ce qu’est en réalité le révisionnisme, que ces gens-là appellent le négationnisme (applaudissements dans la salle) mais je peux vous dire... Oui enfin s’ils tiennent à m’appeler négationniste, je les appelle affirmationnistes et vous écrirez le mot comme vous voudrez (applaudissements). Voilà... écoutez-moi bien... voilà 34 ans, 1974-1998 que je suis traité dans mon pays en Palestinien. Je suis traité en Palestinien et je ne peux m’empêcher de faire cause commune avec eux (cris et applaudissements du public). Je n’ai pas d’opinion politique, mais je trouve émouvant ce que tu as dit à la fin à propos de la Palestine (cris dans le public : « vive la Palestine »). Dieudonné : Je réitère notre soutien indéfectible à la Palestine, je vais demander aux musiciens de se mettre en place car il faut malheureusement arrêter. De toute façon, votre présence ici, notre poignée de main, est déjà un scandale en soi et sachez que demain le débat sera lancé et vous aurez tous l’occasion à mon avis de le suivre. Liberté Page 3 sur 15

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