Je crois que Marine Le Pen a compris, par les coups reçus et les échecs subis (le second tour de la dernière présidentielle) que le pouvoir le plus puissant en France était le pouvoir juif incarné par le CRIF. Un pouvoir profondément antinational et antisocial, mais auquel elle s'est résolue à se soumettre pour continuer à exister sans trop de heurts (diabolisation médiatique, mais aussi persécutions fiscales et judiciaires) dans ce qu'on doit appeler le petit jeu de la politique politicienne, le spectacle. N ayant ni le courage, ni les moyens de mener une politique d affrontement avec ce vrai pouvoir destructeur, elle a fini par accepter de jouer le rôle que ce pouvoir profond a toujours assigné à l'extrême droite : celui de la lecture strictement raciale des conflits sociaux, soit dans la période actuelle, la lutte contre l'islam. Sans parler aussi de celui d'assumer les fautes de la république de gauche, comme hier le passif colonial. Ainsi, en contribuant à rendre les musulmans responsables d'une crise dont ils ne sont que les instruments, puisque cette présence musulmane est la conséquence d'une immigration de peuplement voulue par ce même pouvoir profond qui les montrent aujourd'hui du doigt afin de diviser pour régner, Marine fait faire le sale boulot au FN. En appelant à la ratonnade, sans autre résultat pratique que la valorisation du sionisme par cette équation forcée : musulmans = Palestiniens, donc France = Israël, Marine fait porter au parti nationaliste le risque et la responsabilité d'une guerre civile voulue par d'autres : les sionistes et les maçons laïcards. Un destin qui n' est pas sans rappeler le rôle joué par les Gemayel au Liban, puis par Milosevic en Yougoslavie pour le même résultat pratique : 30 ans de guerre civile destructrice pour les Libanais, la petite Serbie pour les Serbes et, au final, le Tribunal Pénal International de La Haye..." 28. Le conseil du prévenu estime que ce propos ne vise pas l' ensemble des membres de la communauté juive, mais des intellectuels et milliardaires liés au mouvement mondialiste qui cherchent à aviver les tensions communautaires en France et que son client a voulu dénoncer un risque de guerre civile. 29. Le propos incrimine vise tantôt la communauté juive en son ensemble tantôt ceux qui, selon l'auteur, instrumentalisent et protègent les membres de ladite communauté et seraient notamment le CRIF et les sionistes. #5 guerre civile 30. Contrairement à ce qu' ont retenu les premiers juges, le CRIF, en tant que Conseil des Institutions Juives de France, est une institution à laquelle le peuple juif en son entier ne peut être assimilé sans une démarche intellectuelle réductrice. Le fait est que le propos lui-même relie le CRIF à des personnalités juives certes emblématiques mais dont l'influence s'exerce seulement dans certains domaines et dans lesquelles tous les juifs ne se retrouvent pas nécessairement. 31. De même, la référence au sionisme défini comme un mouvement politique et religieux ayant pour objet de reconstituer une nation juive en Palestine, ne peut, à elle seule, viser la communauté juive dans son ensemble. 32. En revanche, parler du danger de ces "prédateurs migrants et du'pouvoir juif "profondément antinational et antisocial", qui divise pour régner et souhaite une guerre civile destructrice assimile la volonté de toute une communauté à celle de ses représentants ou à tout le moins de ceux que l'auteur désigne comme ceux qui les instrumentalisent et les protègent et dont le but serait de provoquer une guerre civile. #6 danger 3 3 . Cette assimilation de toute une communauté dans un projet destructeur et antisocial, accentuée par l'emploi des termes "prédateurs" ne peut qu'amener le lecteur à haïr cette communauté, d'autant plus que par l'allusion au "manque Page 10 sur 12

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