en l'espèce d'avoir a Paris, à Ternant, et en tout cas sur le territoire national, le 13 novembre 2017, et en tout cas
depuis temps non prescrit, par tout moyen de communication au public par voie électronique, en tant que directeur de
publication du site internet "www.egaliteetreconciliation.fr", contesté l'existence d'un ou plusieurs crimes contre
l'humanité tels que définis par l'article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l'accord de Londres du 8
août 1945, commis soit par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de l'article 9 dudit
statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale, en
publiant un article intitulé "Trois mois de prison ferme requis contre Alain Soral pour le dessin "Shoah où t'es ?""
contenant les propos suivants :
"Chaussure et cheveux font référence aux lieux de mémoire organises comme des lieux de pèlerinage. On y met en
scène des amoncellements de ces objets, afin de frapper les imaginations. Au musée de l'Holocauste à Washington la
légende du tas de chaussure dit : "We're the last witnesses".
La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s'explique par l'hygiène, sans laquelle les
parasites et la vermine tels les poux prolifèrent, véhicules de virus comme le typhus, synonymes de maladie et de
mort.
Sur l'histoire de ces cheveux lire Robert Faurisson, Les cheveux d'Auschwitz.
La récupération des chaussures est normale : en temps de pénurie tout est recyclé.
Savon et abat-jour font référence à la propagande de guerre. Au procès de
Nuremberg les ennemis de l'Allemagne vaincue sont allés jusqu'à accuser les Allemands d'avoir produit du savon
avec la graisse de juifs, et d'avoir confectionné un abat-jour de peau juive.
En fait de peau, il s'agissait de cuir de chèvre ou maroquin (expertise demandée par le Général Lucius Clay) ; quant
au savon, lire Robert Faurisson Le savon juif. Et Raul Hilberg, La destruction des juifs d'Europe, Fayard, 1988, page
837, note 27 : "La rumeur relative au savon semble avoir été particulièrement insistante. (...) La rumeur du savon se
perpétua même après la guerre. Des savonnettes, qui auraient été confectionnées avec la graisse de Juifs morts sont
conservées en
Israël et par Yivo Institute de New York." Georges Wellers voyait dans le savon "le produit d'une lugubre imagination
sans aucun fondement, née au milieu des horreurs des camps".
Faits prévus et reprîmes par les articles 23 alinéa 1 et 24 bis de la loi du 29 juillet 1881.
* V.
COMPLICITE DE CONTESTATION DE L'EXISTENCE DE CRIME CONTRE L'HUMANITE PAR PAROLE,
ECRIT, IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC PAR VOIE ELECTRONIQUE en l'espèce de
s'être à Paris, à Ternant, et en tout cas sur le territoire national, le 13 novembre 2017, et en tout cas depuis temps non
prescrit, par tout moyen de communication au public par voie électronique, rendu complice du délit de contestation
de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité tels que définis par l'article 6 du statut du tribunal militaire
international annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945, commis soit par les membres d'une organisation déclarée
criminelle en application de l'article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une
juridiction française ou internationale, en étant l'auteur d'un article intitulé "Trois mois de prison ferme requis contre
Alain Soral pour le dessin "Shoah où t'es ?", publié sur le site internet "www.egaliteetreconciliation.fr" et contenant
les propos repris ci-dessus ;
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