mensonge
et le nombre de victimes du génocide très exagéré.
En autres exemples, tirés de ces conclusions les propos suivants :
- tenant à expliquer que la coupe des cheveux était liée à l'hygiène et à sous entendre que les décès dans les camps
seraient liés au thyphus véhiculé par les poux.
Pouvant également être fait un rapprochement entre les poux et l'usage du Zyklon B qui était à l'origine un
insecticide, référence régulièrement utilisée dans la propagande antisémite que le prévenu reprend donc là à son
compte
- tenant à expliquer que les références au savon et aux abats jours en peau humaine ne seraient que de la "propagande
de guerre... des ennemis de l'ALLEMAGNE vaincue" (sic)
- évoquant une "mise en scène", des "rumeurs" , une "légende", une "lugubre imagination sans fondement"
Les chaussures, les cheveux, savon et abat-jours sont des symboles particulièrement importants, symboles auxquels
les prévenus se sont attaqués en minorant leur importance voire en les ridiculisant.
Dans ces conclusions, D. met sur un même plan, Robert FAURISSON, antisémite convaincu, maintes fois condamné
et Raul HILBERG et Georges WELLERS qui ont consacré leur vie à l'étude de la Shoah, à reconstituer le processus
du génocide perpétré à /'encontre des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale dans tous ses aspects et à lutter
contre le négationnisme. Ces références sont également de nature à discréditer les défenseurs de la Shoah et à
minorer, banaliser les crimes commis.
L'ensemble des propos de D. tend ainsi à minorer de façon outrancière la gravité des exactions commises contre la
communauté juive pendant la Shoah dont il convient de rappeler aux prévenus qu'elle a conduit à l'extermination de 5
à 6 millions de juifs soit les deux tiers des Juifs d'Europe et 40 % des Juifs du monde pendant la Seconde Guerre
Mondiale. "
Devant la cour,
Après le visionnage de la video présente sur le site Egalité & Réconciliation, D. explique en particulier que ses
conclusions visaient à défendre A. -dont la demande de renvoi avait été rejetée par les premiers juges-et à répondre à
l'argumentation retenue par le tribunal correctionnel faisant état des "symboles des camps d'extermination".
La présidente de l'UEJF évoque l'augmentation de l'antisémitisme, qualifiant les prévenus d'"influenceurs de la
haine".
Dans ses conclusions déposées à l'audience du 22 janvier 2020 et développées oralement à l'audience du 28 mai
2020, le conseil du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) demande à la cour de :
- dire le MRAP recevable en sa constitution de partie civile,
- confirmer le jugement en toutes ses dispositions,
- juger qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'habilite le parquet à
statuer sur la légalité d'un mandat d'arrêt délivré par la juridiction correctionnelle compétente, ni ne l'autorise à faire
obstacle à l'application de la loi par la diffusion d'un mandat d'arrêt exécutoire délivré par le tribunal correctionnel,
Page 12 sur 21