devenu un dogme justifiant, sacralisant (comme l'indique le mot même d'Holocauste) toutes les exactions » (page 85). Si le mot de mythe peut recevoir le sens d'une représentation symbolique il apparaît, au regard du contexte, qu'il est ici employé dans un sens de contrevérité. L'ouvrage révèle la même démarche pour les chambres à gaz au sujet desquelles il est parlé de « spectre des chambres à gaz » (page 144), et les fours crématoires « il existe des fours crématoires dans toutes les grandes villes, à Paris (au Père-Lachaise), à Londres, et dans toutes les capitales importantes, et ces incinérations ne signifient pas évidemment une volonté d'exterminer les populations » (page 145), une telle comparaison enlevant tout sens à leur présence dans les camps nazis. Cette approche est complétée par l'utilisation de la dérision à l'égard d'un certain nombre de termes qui désignent les faits de la cause. Il est fait usage de l'expression de « Shoah business » de « bandes romancées », pour les films consacrés à ce sujet. Un débat a eu lieu devant la cour sur l'origine de cette terminologie mais, quelle qu'elle soit, il en a bien été fait usage au cas d'espèce qui vise à assimiler lesdits faits à une fiction » ; - la disqualification des institutions et des témoignages concernant le sujet : les termes employés par M. Garaudy au sujet du tribunal de Nuremberg sont systématiquement de contestation de sa légitimité et de dévalorisation de son action. Il écrit ainsi en titre à la page 72 « le mythe de la justice de Nuremberg », à la page 73 « Ce n'est pas un tribunal international puisqu'il n'est constitué que par les vainqueurs et que, par conséquent, ne seront retenus que les crimes commis par les vaincus », à la page 112 « les vainqueurs déguisés en toge de juge. Quant au procès d'Auschwitz qui a porté sur les mêmes sujets, il est mis en parallèle, page 110, avec les « procès des sorcières » (...). Quant aux photos de l'Album d'Auschwitz, que M. Garaudy a produit à nouveau devant la cour, « elles excluent en outre qu'une telle extermination ait pu avoir lieu au même moment en quelque lieu « secret » du camp » (page 133). Dans cet état le rapport de l'ingénieur Leuchter qui conteste l'existence des chambres à gaz est présenté comme l'un des seuls qui « permettraient, s'ils étaient discutés sérieusement et publiquement de mettre fin aux polémiques ». - la contestation du sens des mots tels que solution d'ensemble, solution finale (...) Le sens que donne chaque fois le prévenu à ces termes est celui d'une solution qui ne pourra intervenir qu'après la guerre (pages 96 et 107). Pour le reste il considère que la seule interprétation recevable de ces mots est géographique : il s'agit d'une expulsion vers Madagascar ou vers l'Est du continent européen. » Sur la contestation des crimes contre l'humanité, la cour releva : « M. Garaudy conteste la nature de la solution finale, il conteste également le nombre de victimes juives et l'origine de leur décès. - Sur la nature de la solution finale : pour M. Garaudy « ... aucun texte n'a jamais pu être produit attestant que « la solution finale » du problème juif était, pour les nazis, l'extermination » (page 141). Il déduit par contre d'un certain nombre de citations de textes que cette solution était en réalité leur exil : au sujet d'une lettre de Goering à Heydrich « La seule solution finale » consistait donc à vider l'Europe de ses Juifs en les éloignant toujours plus jusqu'à ce que la guerre (à supposer qu'on la gagne) permette de les mettre tous dans un ghetto extérieur à l'Europe (comme le projet de Madagascar en avait été une première suggestion) » (page 94). au sujet d'un document dit protocole de Wannsee et relatant une réunion de dignitaires nazis « Il s'agit là d'un texte où il n'est pas question de chambre à gaz ni d'extermination, mais seulement de transfert de Juifs dans l'Est européen » (page 100). au sujet d'un texte d'Hitler « ... il définissait, dès 1919, ... ce qu'il appelait déjà son « but ultime », « l'éloignement des Juifs ». Ce « but ultime » restera le sien jusqu'à sa mort, comme la lutte contre le « bolchévisme » sur lequel il se brisera » (page 227). Le prévenu conteste la vraisemblance même de l'idée de destruction des Juifs et ce, pour des raisons d'efficacité : « Il [Hitler] est acculé à mobiliser des effectifs nouveaux en dégarnissant ses usines, et il n'aurait eu que cette obsession fatale pour son effort de guerre, d'exterminer des prisonniers et des Juifs, au lieu de les employer, futce dans des conditions inhumaines, à travailler dans ses chantiers. » Et Hannah Arendt ayant souligné le caractère « fou et chimérique » M. Garaudy écrit « Ce qui est encore plus étrange, c'est que des esprits aussi subtils que ceux de Poliakov ou de Hannah Arendt, aient été à ce point obnubilés par leur a priori, qu'ils n'aient pas mis en cause leurs hypothèses surréalistes » (pages 107 et 108) (...). - Sur le nombre des victimes et l'origine des décès : M. Garaudy, dans de nombreux passages, conteste tout ensemble le nombre des morts juifs, l'origine de leur décès et l'utilisation des chambres à gaz pour les tuer. Sur le nombre de morts à la page 85 « .... nous nous attacherons à examiner l'une des contrevérités qui exercent encore, après près d'un demi-siècle, le plus de ravages dans le monde actuel et pas seulement au Proche-Orient : le mythe des 6 millions de Juifs devenu un dogme. »

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