- huitième passage : « Joseph Y... avait défendu des résistants sur ordre de B.... Il avait été convoqué Rue des
Saussaies à la Gestapo mais, dit sa bio officielle, grâce à son « talent diplomatique », il n'avait pas été inquiété et était
ressorti. Il a été ensuite incarcéré trois mois, pour dit-on, ne pas avoir voulu donner de noms, mais curieusement son
appartement n'a jamais été perquisitionné... Il est mort sur la Côte d'Azur d'une crise cardiaque (il y possédait une
résidence secondaire). Sa femme et l'UJA se sont alors battus après la guerre pour établir un lien entre la crise
cardiaque et l'incarcération. Il s'agissait, outre le titre de résistant, d'obtenir une pension au profit de sa femme. Donc,
on s'est battu vingt ans devant les tribunaux. En fait il pesait près d'un quintal. Etait-ce l'incarcération trois mois à
Fresnes ou bien l'obésité (ou d'autres causes) qui avait provoqué chez un sujet de 57 ans une crise cardiaque ? La
justice a tranché. Au bout de 20 ans. Depuis I'UJA et l'ordre (ce qui est à peu près en fait la même chose, tant les liens
sont étroits), ont intrigué auprès de la mairie de Paris pour qu'une rue de Paris porte le nom du héros. Et, la salle mise
à disposition gratuitement au palais de justice de Paris, au profit de l'UJA, a été baptisée avec toute la pompe
nécessaire, et force articles dans la Gazette du Palais, « salle Joseph Y... ». A dix mètres à peine du fameux médaillon
en bronze qui célèbre encore aujourd'hui la mémoire du très regretté bâtonnier Jacques B...... Ainsi, l'UJA tenait-elle
enfin son héros et l'Ordre également " ;
- neuvième passage : « C'est vraiment moche d'apprendre que Joseph Y... ait siégé à cette réunion du conseil de
l'ordre et vraisemblablement à d'autres aussi sinistres que celle rapportée. L'UJA, qui vénère son fondateur avec le
zèle qu'on lui connaît, se montre aussi discrète qu'elle ne l'est sur le choix des candidats qu'elle soutient. Mais là, on
atteint un sommet. Bien évidemment, l'immense majorité de nos confrères titulaires de leur carte UJA ignore tant
l'identité du fondateur du mouvement auquel, la plupart adhère de toute bonne foi, pensant être soutenus dans
l'exercice de leur contrat de collaboration, mais ils n'imaginent pas un seul instant que cet homme aura pu consentir à
radier l'un des leurs, à raison de ses origines. Face au projet soumis, on s'oppose avec véhémence et on emploie toute
son énergie pour convaincre un à un chacun des membres du Conseil de s'opposer à la mesure que ne pouvait prendre
seul le bâtonnier B.... Faute de convaincre les siens, on démissionne de cette fonction ! Que je sache, Joseph Y... a
exercé son mandat, comme si de rien n'était ! Aujourd'hui, je serais à l'UJA, je déchirerais ma carte, je
démissionnerais en refusant « cette paternité » insupportable, et je reprocherais à ses successeurs, non la faute de Y...,
mais de me prendre pour un imbécile juste bon à avaler... des couleuvres » ; que, pour l'U. J. A. de Paris, association à
vocation syndicale créée en 1922 avec l'aide de Me Joseph Y..., son « président fondateur », dans le but de faciliter
l'exercice de la profession aux jeunes avocats, M. X... et l'organisation syndicale dénommée Cosal-syndicat des
avocats libres qu'il a fondée en 1986 dénoncent, à travers l'ensemble des propos incriminés à l'exception du septième
passage, sous le prétexte d'une critique d'ouvrages historiques, son rôle et celui de ses adhérents avant et pendant la
seconde guerre mondiale ; que, procédant par amalgame entre la loi du 19 juillet 1934 et les lois adoptées sous
l'occupation nazie, le prévenu lui impute ainsi d'avoir sollicité l'adoption de lois effectivement racistes et de s'être
associée, au moins indirectement, par l'entremise de son fondateur, aux purges effectuées par le barreau de Paris
jusqu'à participer à la solution finale de l'holocauste des juifs perpétrée par les nazis ; que l'insinuation serait en
particulier manifeste aux yeux de la partie civile dans le nota bene, dont M. X... est l'auteur, qui argumente sur une
opposition seulement apparente entre le comportement de l'UJA de Paris et celui de la « furieusement antisémite
ANA » ; que la partie civile fait, par ailleurs, valoir que le septième passage, ainsi que le troisième paragraphe du
huitième passage (« Sa femme et l'UJA se sont alors battus... le nom du héros ») et les 2ème (« L'UJA de Paris qui
vénère … qu'elle soutient ») et 8ème (« Aujourd'hui je serai à l'UJA.... des couleuvres ») paragraphes du 9ème
passage laissent entendre, d'une part, qu'il y aurait de sa part une falsification délibérée quant au rôle exact joué par
M. Y... qui ne serait peut-être pas mort de ses tortures, mais tout simplement d'une crise cardiaque, au point qu'il
aurait fallu « une bonne vingtaine d'années de procès de toutes sortes pour faire reconnaître sa qualité de résistant »,
d'autre part, qu'elle aurait participé à cette falsification en se parant de l'héroïsme en réalité inexistant et même
fabriqué de son fondateur, ce qui n'a pas manqué de susciter contre elle l'opprobre des internautes ; que sur le
caractère diffamatoire des imputations, après avoir rappelé, d'une part, que le propos diffamatoire, suffisamment
précis pour faire l'objet d'un débat sur la preuve de sa vérité, doit être distingué de l'expression subjective d'un
jugement de valeur ou d'une opinion, dont la pertinence peut être librement discutée dans le cadre d'un débat d'idées,
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