13. Mais la cour relève que le clip litigieux, diffuse a 1 audience, commence par une dénonciation de la "démocratie
bancaire" et de la nécessité d'une démocratie participative avec l'usage du référendum, puis se poursuit par la
dénonciation "d'une élite décadente, arrogante et coupée des réalités" (illustrée de l'image du président MACRON) et
de journalistes de la presse audiovisuelle (Mme PULVAR, MM. RUQUIER, PRAUD, APHATIE, de 52' à l' 10).
Ensuite (de l' 12 à l' 20") on peut distinguer, jetés dans les flammes d'un brasero, une photographie du président
#2 photographies
MACRON, une affichette portant le logo de la banque Rothchild, puis des photographies de MM. ATTALI, LEVY et,
enfin, une caricature montrant le président POMPIDOU et M. GISCARD D'ESTAING tenant la loi bancaire du 3
janvier 1973. De l' 59" à 2' 10", on assiste à la dénonciation de médias considérés comme étant des soutiens du
président MACRON, ainsi sont jetés dans le brasero les logos de TF1, i24 news, Canal +, Le Monde, C News, Arte
et, à nouveau, TF1. À 2' 22" à 2' 27" sont brûlés un logo de la banque Rothchild, une photographie du président
MACRON, puis une photo de M. DRAHI sur fond de logos i24 News et enfin une représentation de la chaîne d'
information israélienne i24. Est ensuite dénoncée la répression du mouvement des Gilets Jaunes. Le logo de la
banque Rothchild est à nouveau brûlé à 3' 53", avec une pancarte RF République française - Rothchild Family.
14. L examen du film permet de constater qu' il a pour objet la dénonciation de l'influence du monde de la finance sur
la politique menée par le président MACRON, avec la complicité d'une partie de la presse audiovisuelle.
15. Le texte met en cause les conséquences de la loi bancaire du 3 janvier 1973, qualifiée par ses détracteurs de "loi
Pompidou - Giscard - Rothchild". Il n'est donc nullement étonnant de voir un logo de la banque Rothchild jeté dans
un brasero, lequel est un symbole du mouvement des Gilets Jaunes qui en faisaient usage lorsqu'ils occupaient des
ronds-points.
16. Si le nom de la banque Rothchild apparaît à plusieurs reprises, il convient de rappeler qu'elle a été l'employeur
d'Emmanuel MACRON.
17. Par ailleurs, MM. ATTALI, LEVY et DRAHI sont des personnalités à qui l'on prête d'avoir soutenu la politique
menée par Emmanuel MACRON, ou d'être opposés au mouvement des Gilets Jaunes.
18. En outre, on ne peut que constater que MM. ATTALI, LÉVY et DRAHI ne sont pas les seules personnes dont les
images ou photographies ont été jetées dans les flammes du brasero et qu'il en va de même de MM. POMPIDOU,
GISCARD D'ESTAING et MACRON, la photographie de celui-ci y étant jetée à plusieurs reprises.
19. Si le Logo de la chaîne israélienne i24 News apparaît a plusieurs reprises dans le clip, il est rappelé qu'elle a été
fondée par M. DRAHI, propriétaire de la chaîne BFM TV, à qui il est reproché par le mouvement des Gilets Jaunes
de soutenir la politique gouvernementale .
20. Il ne peut donc être soutenu que les propos poursuivis visent la communauté juive dans son ensemble, laquelle ne
peut être assimilée au monde de la finance et des médias ou à des personnalités qui, par leurs prises de position ou
actions, peuvent diviser l'opinion.
21. Il s'ensuit que les infractions ne sont pas constituées.
22. Le jugement sera donc infirme en toutes ses dispositions et B. renvoyé des fins de la poursuite.
II - SUR L'ACTION CIVILE :
23. Il convient de confirmer le jugement en ce qu il a reçu les associations "l'Union des Étudiants Juifs de France",
l'association "J'Accuse... Action Internationale Pour la Justice", l'association la "Ligue Internationale Contre le
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